Art plutôt que science

C’est en lisant un article sur le management que m’est venue l’idée de rédiger ce texte.

Du management au sexe … quel cheminement a donc fait ma pensée ?

Je lisais que le management est « art plutôt que science ». En ce sens, il ne pourrait être enseigné. Le mode d’apprentissage du management n’est pas intellectuel, il se fait à travers la pratique, l’action et l’expérience.

Bref, en aucun cas, le management ne se réduit à un ensemble de techniques. La maîtrise totale, en matière de relations humaines, n’est pas crédible, il n’y a pas de méthode et de solution miracles.

Et il en est de même pour la sexualité bien sur. Certes, il y a la présence du corps et ses dysfonctionnements. La science médicale est donc essentielle mais la relation sexuelle va au-delà de ce corps.

Comme le management, la relation sexuelle est un art au sens ou cela requiert l’écoute, l’esprit de finesse, le sens des situations, l’imagination. Mais cela nécessite aussi un apprentissage, un vécu, un savoir-faire acquis par la pratique, non pas de manière répétitive, mais de manière intelligente,  réfléchie, sensible.

En conclusion, je citerai deux auteurs :

Cette simple phrase d’Honoré de Balzac : « L’amour n’est pas seulement un sentiment, il est un art aussi » (in La Recherche de l’absolu).

mais aussi Georges Braque : « L’art est fait pour troubler. La science rassure. » (in Le Jour et la Nuit, Gallimard)

A méditer …

L’apprentissage de la sexualité

« On ne nait pas femme, on le devient »

Cette belle citation de Simone de Beauvoir dans « Le deuxième sexe » (1949) est reprise dans l’ouvrage de Philippe Brenot « Les femmes, le sexe et l’amour »

Cette enquête fort intéressante permet de comprendre les attentes (déclarées) des femmes en matière de sexualité. Elle évoque entre autres la question de l’apprentissage de la sexualité.

Les sexologues parlent en effet souvent d’apprentissage ce qui n’est pas anodin. Comment apprendre ? Seul, peu à peu ? Au gré des rencontres ? Il fut une époque où les prostituées jouaient ce rôle de dépucelage des jeunes hommes. Les femmes découvraient cela avec leur mari, ce qui pouvait être assez limité…

Aujourd’hui on sensibilise les enfants à l’école (on ne va pas relancer le débat ici), on parle beaucoup de sexe dans les journaux, mais la sexualité et ses pratiques reste finalement un continent bien obscur. La diffusion de la pornographie n’arrange pas les choses car elle vient fausser les représentations des plus jeunes.

Les sexologues ont donc souvent dans un premier temps, un travail d’information et d’explication avant de passer à la compréhension. Chaque sexologue aura ensuite ses « techniques » en fonction de sa sensibilité et ses références théoriques.

Il est clair en tout cas qu’il est bien souvent nécessaire d’apprendre ou de réapprendre à vivre sa sexualité autrement, et cela à tout âge…

Nathalie